Fleurs et feuilles sans prix

  Au coeur du pavot

Au coeur du pavot

Le pavot qui fleurit en ce moment a offert à la médecine un précieux remède, la morphine.
Certains médecins ont mis du temps à l’adopter, craignant que leurs malades ne deviennent des accrocs
au vol d’éléphants roses. L’héroïne, sa cousine, porte un joli nom glacé : c’est le baiser de la mort.

La feuille de coca est à l’origine de la bienheureuse anesthésie locale. L’ expression « mentir comme un arracheur de dents » peut disparaître.

La cocaïne, souvent extraite de la plante avec le répugnant kérosène, s’invite à grands frais dans les fêtes. Elle donne « le sentiment de puissance » artificiel à souhait, et qui s’épuise vite. Le corps et l’esprit, eux, reçoivent l’addition plus tard.

La vue de ces fleurs splendides me fait planer. Les puissants parfums des fleurs d’acacia ou de Pittosporum me saoulent.

  Le coquelicot, un pavot sauvage.

Le coquelicot, un pavot sauvage.

Le coquelicot est de le petit  frère du pavot terrible. Après la fleur, l’ovaire se fait capsule, qui se dessèche et fait office de salière ; en fait le pavot sale de ses graines le terrain autour de lui, et quand le vent se lève, il sale large.